La scène internationale 2017 a été mouvementée, surprenante, parfois décevante, souvent violente. On aurait d’ailleurs bien besoin d’un peu de répit, mais soyons réalistes … celle de 2018 risque de l’être tout autant !

Voici un aperçu des principaux enjeux et évènements à surveiller en 2018 :

États-Unis : Donald Trump était sur tous les fronts en 2017 : Corée du Nord, Israël, Iran, enquête du FBI sur l’influence russe en politique et aussi, bien sûr, les tensions avec la Chine. Ces dossiers devront être suivis de près alors qu’aura lieu à Bruxelles en juillet prochain, le sommet des chefs d’État et de gouvernement des 29 pays de l’OTAN. Les critiques réitérées de Trump à l’encontre de l’Alliance vont-elles se concrétiser ? Un désengagement des États-Unis, dont la supériorité militaire a longtemps fonctionné comme protection pour l’Europe, est-il à craindre ?

Russie : Secoué par des manifestations anti-corruption, des sanctions et des difficultés économiques internes dues à la baisse du prix du pétrole, Moscou s’inscrit dans des rapports de force et demeure un acteur international stratégique. Sans parler de l’opposition de la Russie à l’unilatéralisme américain, les exercices et interventions militaires en Syrie, en Ukraine et en Géorgie, complexifient les relations avec les pays d’Asie et du Moyen-Orient. Les dirigeants russes ont accusé l’OTAN d’une série de provocation, de menaces et d’actions hostiles, promesse du maintien des tensions avec l’Occident.

Iran : En ce début d’année, un mouvement de protestation populaire embrase le pays et fragilise l’accord sur le nucléaire iranien, déjà mis à mal par les réticences de la présidence Trump. Alors que l’Occident se divise sur la question, c’est Donald Trump qui devra décider dès janvier s’il certifie l’accord et confirme la levée des sanctions vis-à-vis de Téhéran, ou s’il le dénonce formellement. Téhéran, soutenu par Moscou, promet des représailles, alors que les conflits au Yémen et en Syrie continuent.

Corée du Nord : La joute verbale entre Donald Trump et Kim Jong-Un pourrait-elle s’apaiser en 2018 ? Cristallisées par l’accélération du programme nucléaire de Pyongyang, les tensions sont constantes, mais le président américain débute tout de même l’année en se disant ouvert à des pourparlers directs. Dans la même lignée, des représentants  Sud et Nord-Coréens se sont rencontrés pour la première fois depuis décembre 2015 et la Corée du Nord – qui avait boycotté en 1988 les Jeux de Séoul – a accepté d’envoyer au Sud une délégation pour les Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront à PyeongChan, à 80 km de la frontière nord-coréenne. Ces concessions sont aussi fragiles que de bonnes résolutions tant et aussi longtemps que la Corée du Nord développera son programme nucléaire. Nous avions eu la chance de discuter de ce sujet passionnant l’automne dernier avec un expert lors d’un débat vinicole !

Syrie : L’État islamique a perdu l’essentiel de ses positions en Syrie, entrainant une évolution du rapport de force en faveur de Bachar al-Assad. Des alliances paradoxales comme celle rapprochant Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan viennent complexifier le paysage d’après-guerre. La reconstruction du pays et les milliards de dollars de contrats qui y seront associés vont aiguiser les appétits des acteurs régionaux et internationaux. Les plaies ouvertes depuis le début du soulèvement démocratique de 2011 ne sont donc pas près de se refermer.

D’autres sujets vont évidemment alimenter notre quotidien en 2018, comme la question des réfugiés, de la diffusion du terrorisme, de la cyberdéfense ou des cryptomonnaies. Le continent africain sera aussi à surveiller, car plusieurs mouvements armés y sont actifs notamment au Yémen, au Soudan et au Mali. Les caméras sont aussi rivées sur le mouvement de contestation tunisien « Fech Nestanew ? » alors que s’approche le septième anniversaire de la révolution tunisienne. Restez à l’affût de l’ouverture des inscriptions d’un prochain débat vinicole qui sera organisé sur ce thème !

Enfin 2018 sera sans nul doute la continuité d’une nouvelle ère géopolitique et stratégique, dominée par les effets des changements climatiques et par une compétition internationale de plus en plus agressive pour les ressources. Après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris en juin 2017, la 24e conférence annuelle de l’ONU sur les changements climatiques (COP24) aura lieu fin 2018 à Katowice, dans le sud de la Pologne. C’est un rendez-vous clé qui devra officialiser la façon dont les pays rendront compte de leurs actions contre les émissions de CO2 ainsi que de l’épineuse question de l’aide financière promise par les pays plus riches.

La situation climatique et les catastrophes naturelles amèneront leurs lots d’incertitude en 2018 et c’est pourquoi dialogue, exemplarité, ambition et leadership sont fortement attendus sur la scène internationale.

 

 

Par Nadia Mokrani

 

Sources :

Christian Picard, «Le top 5 des dossiers à suivre en 2018 (1/2) : la scène internationale », 45e Nord.ca, [http://www.45enord.ca/2018/01/le-top-5-des-dossiers-a-suivre-en-2018-1-2-la-scene-internationale/].

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